Décrire mon activité

Restaurant, boulangerie, traiteur : le bail et les salariés commandent

Dans la restauration et les métiers de bouche, les obligations d’assurance ne se déclenchent pas à l’immatriculation. Elles se déclenchent à deux moments identifiables : le jour où l’on signe un bail, et le jour où l’on embauche. Tout le reste relève d’un arbitrage.

Faire examiner mes obligations

Trois questions, puis vos coordonnées. Votre demande part à un courtier immatriculé, à lui seul.

Ce que vous faites
Votre entreprise et vos coordonnées

Une demande, un courtier. Vos coordonnées ne sont ni revendues ni diffusées à d’autres intermédiaires.

Les trois régimes, pour cette activité

Régime 1

Ce que la loi impose

  • Complémentaire santé collective, dès le premier salarié : Tout employeur de droit privé doit proposer une couverture complémentaire santé à ses salariés et financer au moins la moitié de la cotisation. L’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2016. Source : article L.911-7 du code de la sécurité sociale
  • Assurance du véhicule de livraison : Responsabilité civile obligatoire pour tout véhicule terrestre à moteur, scooter et utilitaire de livraison compris. Source : article L.211-1 du code des assurances
Régime 2

Ce qu’on vous impose par contrat

  • L’assurance des locaux imposée par le bail : Le bail commercial impose en pratique d’assurer les locaux loués. Cette obligation vient du bail signé, pas de la loi : et son étendue exacte s’y lit.
  • Les attestations demandées par le bailleur chaque année : La production annuelle d’une attestation est une clause courante ; l’oublier est un motif classique de tension avec le bailleur.
  • Les exigences d’une enseigne ou d’une franchise : Un contrat de franchise fixe ses propres niveaux de couverture, généralement supérieurs à ce que le bail demande.
Régime 3

Ce qui reste à votre main

  • Perte d’exploitation : Un sinistre qui ferme la salle arrête le chiffre d’affaires sans arrêter les charges. Aucune obligation recensée ici ne l’impose.
  • Bris de machine et denrées en chambre froide : La panne d’un groupe froid détruit un stock en quelques heures ; cette garantie se demande explicitement.
  • Protection juridique : Litiges de fournisseurs, de voisinage, de personnel : elle relève du choix, pas de la contrainte.

Ce que le bail vous impose vraiment

Il n’existe pas d’obligation légale générale de souscrire une multirisque professionnelle, et il faut résister à la tentation d’écrire l’inverse. Ce qui oblige un restaurant à assurer ses locaux, c’est le bail commercial : il impose en pratique d’assurer les locaux loués, et cette obligation est contractuelle.

La conséquence pratique est utile : ce que vous devez assurer, et à quelle hauteur, est écrit dans un document que vous détenez. Le relire avant de comparer deux contrats fait gagner plus de temps que n’importe quel comparateur.

Le premier salarié change le tableau

L’embauche déclenche une obligation datée et chiffrée : proposer une complémentaire santé collective et en financer au moins 50 %, selon l’article L.911-7 du code de la sécurité sociale, en vigueur depuis le 1er janvier 2016.

Dans un secteur où les extras et les contrats courts sont fréquents, c’est un sujet à traiter avec la convention collective sur la table : certaines branches vont au-delà du plancher légal.

Ce qui ferme un établissement n’est pas ce qu’on redoute

Les dommages matériels d’un dégât des eaux ou d’un incendie se réparent. Ce qui met en difficulté un restaurant, c’est la période pendant laquelle la salle reste fermée : les charges continuent, la recette s’arrête.

Cette garantie ne relève d’aucune obligation ; elle relève d’un calcul. Combien de semaines l’exploitation peut-elle tenir sans encaissement ? La réponse détermine le niveau à demander, et c’est une conversation à avoir avec un professionnel, pas un chiffre à recopier.

Les questions de ce métier

Un restaurant est-il obligé d’avoir une multirisque professionnelle ?

Aucun texte ne l’impose de manière générale. En revanche, le bail commercial impose en pratique d’assurer les locaux loués : l’obligation vient du bail, pas de la loi. C’est donc le bail qu’il faut lire pour connaître l’étendue exigée.

À partir de quand dois-je proposer une mutuelle à mon personnel ?

Dès le premier salarié. L’article L.911-7 du code de la sécurité sociale impose à tout employeur de droit privé de proposer une couverture complémentaire santé collective et d’en financer au moins la moitié. L’obligation s’applique depuis le 1er janvier 2016.

La perte de mes denrées en cas de panne de froid est-elle couverte ?

Pas d’office. C’est une garantie distincte, à demander explicitement, souvent plafonnée et conditionnée à des circonstances précises. Elle ne relève d’aucune obligation : c’est un arbitrage économique.

Faire examiner mes obligations