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Les six mentions à vérifier sur une attestation d’assurance

Publié le 11 juin 2026 · 3 min de lecture

Une attestation d’assurance circule beaucoup et se lit peu. Elle tient sur une page, elle est classée sans être ouverte, et elle est pourtant le seul document qui dise si une couverture existe réellement au moment où on en aura besoin.

La période de validité, en premier

C’est la mention la plus regardée et la plus mal regardée. Une attestation porte une période de validité qui correspond en général à une année d’assurance. Elle prouve donc qu’un contrat existait sur cette période, rien de plus.

Deux conséquences. D’abord, une attestation datée de l’an dernier ne prouve rien sur aujourd’hui. Ensuite, sur un chantier ou une mission longue, il faut la période qui couvre la date des travaux, pas la date de signature du devis.

La liste des activités garanties

C’est la mention qui décide de tout et celle qu’on saute. Une attestation ne dit pas « bâtiment » ou « conseil » : elle liste des activités précises, et la garantie s’arrête à cette liste.

Le contrôle utile consiste à comparer cette liste avec ce qui est réellement prévu au devis ou au bon de commande. Un écart se règle par un avenant, avant l’intervention. Cette vérification vaut dans les deux sens : sur votre propre attestation comme sur celle d’un sous-traitant que vous faites intervenir.

La nature exacte des garanties

Une attestation peut mentionner une responsabilité civile d’exploitation, une responsabilité civile professionnelle, une garantie décennale, ou plusieurs à la fois. Ce ne sont pas des synonymes et elles ne se déclenchent pas sur les mêmes faits.

Sur une entreprise du bâtiment, l’absence de la mention décennale est un signal fort : c’est la seule des trois qui fasse l’objet d’une obligation d’assurance. Le détail de chaque régime est développé sur la page consacrée à la garantie décennale et sa durée de dix ans.

Les montants de garantie

Deux nombres méritent d’être relevés : le plafond par sinistre et le plafond par année d’assurance. Le second est souvent oublié alors qu’il détermine ce qui reste disponible après un premier dossier.

Ces montants sont aussi ceux qu’un donneur d’ordre compare à ses propres exigences. C’est à cet endroit que se joue l’acceptation d’une candidature à un marché, comme le détaille la page consacrée aux exigences d’assurance d’un dossier de marché public.

L’identité exacte de l’assuré

Le nom, la forme juridique et le numéro d’identification doivent correspondre à l’entité qui contracte. Une attestation au nom d’une société sœur, d’un ancien nom commercial ou du dirigeant en nom propre ne couvre pas l’entité qui signe le devis.

Ce point paraît formel. Il devient central le jour où un assureur examine un dossier et constate que le contrat ne vise pas la personne mise en cause.

L’émetteur du document

Une attestation est émise par l’assureur ou par l’intermédiaire, avec ses coordonnées et une référence de contrat. Un document sans référence, sans coordonnées vérifiables ou reconstitué à partir d’un modèle n’a aucune valeur probante.

En cas de doute, la référence de contrat permet de faire confirmer la couverture directement. C’est une démarche banale, que tout donneur d’ordre attentif fait au moins une fois.

Faire le point sur votre situation

Vous avez lu la théorie. Décrivez votre activité réelle : un courtier immatriculé vous dira ce qui s’applique à vous, et ce qui ne s’applique pas.

Ce que vous faites
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