Décrire mon activité

Sous-traiter : ce que vous devez demander, ce qui reste à votre charge

Publié le 23 juin 2026 · 3 min de lecture

Confier une partie du travail à quelqu’un d’autre déplace l’exécution, pas l’engagement. Vis-à-vis du client, c’est vous qui avez signé : et c’est cette évidence qui se perd le jour où quelque chose tourne mal.

Le client ne connaît qu’un seul interlocuteur

Le contrat lie votre entreprise à son client. Le sous-traitant, lui, est lié à vous. Ces deux relations sont distinctes : le client n’a pas à se retourner vers un intervenant qu’il n’a pas choisi.

Autrement dit, un défaut d’assurance chez votre sous-traitant ne devient pas le problème de votre client. Il devient le vôtre.

Les trois pièces à obtenir avant l’intervention

  • L’attestation en cours de validité, couvrant la période réelle des travaux ou de la mission.
  • La liste des activités garanties, comparée à ce que vous lui confiez précisément. C’est le contrôle qui attrape le plus d’écarts.
  • Les montants de garantie, comparés à l’ampleur de ce qui lui est confié et aux exigences de votre propre client.

Ces pièces se demandent avant la première intervention, pas au moment de la facture. Une fois le chantier commencé, la marge de manœuvre est nulle.

Dans le bâtiment, chaque intervenant porte sa propre obligation

L’obligation d’assurance décennale vise toute personne dont la responsabilité décennale peut être engagée. Un sous-traitant qui réalise des travaux constituant un ouvrage y est soumis pour son propre compte : votre contrat ne le couvre pas, et le sien ne vous dispense pas du vôtre.

La page sur les obligations de l’artisan du bâtiment détaille les trois garanties de construction qui se superposent après la réception, avec leurs durées respectives.

Ce qui ne se sous-traite jamais

Le choix du sous-traitant, la coordination de son intervention et le contrôle de ce qu’il livre restent chez vous. Ce sont précisément les manquements sur lesquels votre responsabilité peut être recherchée, même quand l’exécution matérielle a été confiée à un tiers.

C’est aussi pour cette raison que la déclaration d’activité de votre propre contrat doit couvrir l’ouvrage dans son ensemble, et pas seulement la part que vous exécutez de vos mains. Le sujet est repris sur la page dédiée à la responsabilité civile liée au travail rendu.

Enfin, une clause revient souvent dans les contrats de sous-traitance et mérite d’être lue avant signature : celle qui prévoit que le sous-traitant garantit le donneur d’ordre contre tout recours. Elle ne remplace pas une assurance, et elle ne vaut que ce que vaut la solidité financière de celui qui s’engage. Face à une entreprise sans couverture propre, cette clause n’est qu’une promesse. Elle se double donc toujours de la vérification des trois pièces énumérées plus haut, et c’est cette vérification, pas la clause, qui protège réellement.

Un dernier point de méthode : conserver la trace de ce qui a été confié à qui, et à quelle date. Sur un chantier ou une mission qui fait intervenir plusieurs entreprises, c’est cette traçabilité qui permet, des mois plus tard, de rattacher un désordre à un intervenant. Sans elle, la discussion se déplace vers celui qui a signé avec le client, c’est-à-dire vers vous.

Faire le point sur votre situation

Vous avez lu la théorie. Décrivez votre activité réelle : un courtier immatriculé vous dira ce qui s’applique à vous, et ce qui ne s’applique pas.

Ce que vous faites
Votre entreprise et vos coordonnées

Une demande, un courtier. Vos coordonnées ne sont ni revendues ni diffusées à d’autres intermédiaires.

Faire examiner mes obligations